Lettre d'information - Octobre 2026
Écoute, responsabilité et vérité budgétaire au service de notre jeunesse
Chères lectrices, Chers lecteurs,
Notre pays traverse une période d'expressions citoyennes et de mouvements sociaux importants. Au cœur de ces mobilisations, nous entendons la voix de notre jeunesse : lycéens et étudiants qui expriment leurs inquiétudes quant à leur avenir, leurs conditions d'études et la justice sociale.
Face à ces revendications, le rôle des élus n'est ni de rejeter d'un revers de main ces inquiétudes, ni d'alimenter une surenchère stérile. Il est d'écouter avec lucidité, de répondre avec méthode et de rappeler une vérité essentielle : la réussite collective repose sur la responsabilité de chaque échelon républicain.
Écouter cette jeunesse est une nécessité démocratique. Cela ne signifie pas que toutes les revendications peuvent être satisfaites immédiatement, ni que toutes les formes de mobilisation se justifient. Le dialogue doit rester notre priorité absolue, dans le respect des personnes, des biens et du droit fondamental de chacun à étudier, à travailler et à circuler librement.
Oui au dialogue et à l'expression citoyenne : il est sain pour une démocratie que les citoyens fassent entendre leur voix par les urnes comme par des manifestations déclarées. Mais c'est un non ferme au désordre, au saccage de nos villes et aux dégradations qui nuisent à l'intérêt général.
Une chaîne de responsabilités claire et qui doit être assumée.
Pour apporter des réponses concrètes et pérennes aux attentes de nos concitoyens, chaque acteur public doit assumer pleinement ses compétences :
- La Région pour nos lycées : des arbitrages locaux et une vision de long terme
C’est aux Conseils régionaux qu'incombe la charge matérielle de l'éducation secondaire : entretien du bâti, chauffage, rénovation énergétique, restauration scolaire et équipements numériques.
Sur le plan financier, l'honnêteté oblige à le rappeler : les ressources et dotations versées par l'État aux Régions n'ont pas diminué. Qu'il s'agisse du maintien de la Dotation Régionale d'Équipement Scolaire (DRES), de l'affectation dynamique d'une fraction de la TVA nationale ou du soutien exceptionnel à la transition écologique (via le Fonds vert), l'État garantit pleinement sa part de solidarité financière. L'État n'a pas vocation à se substituer aux arbitrages de gestion décentralisés : il appartient désormais aux exécutifs régionaux d'assumer leurs choix d'investissement et la répartition de leurs moyens sur le terrain.
Mais gérer l'argent du contribuable avec responsabilité, c'est aussi savoir anticiper. À l'échelle nationale, les prospectives démographiques indiquent une baisse progressive de la population lycéenne dans les années à venir. Face à cette réalité, la priorité ne peut pas être au surinvestissement aveugle ou à la multiplication d'infrastructures nouvelles qui risqueraient d'être sous-utilisées demain. L'argent public doit être géré avec discernement : concentrons nos efforts sur la sécurité, la rénovation thermique et la modernisation des établissements existants, sans gaspiller les deniers de nos concitoyens.
- L'État et la Politique de la Ville : agir aux racines de l'inégalité avec des moyens massifs
La cohésion nationale ne peut s'épanouir si des quartiers entiers ou une partie de notre jeunesse se sentent assignés à résidence. L'État maintient un effort financier historique : sur les dix dernières années, ce sont près de 100 milliards d'euros qui ont été injectés globalement dans les politiques de la ville et les territoires en difficulté.
À travers le déploiement des Cités éducatives (qui irriguent le terrain depuis plusieurs années), le renforcement du mentorat, le financement du tissu associatif de proximité et l'accompagnement renforcé vers l'apprentissage, ces fonds traduisent une présence forte de la Nation dans les quartiers prioritaires.
Cependant, l'exigence budgétaire nous impose de sortir de la logique du saupoudrage. Chaque euro investi doit produire du résultat mesurable : plus de sécurité au quotidien, une présence effective des services publics, un soutien scolaire exigeant et des débouchés professionnels réels. L'égalité des chances n'est pas un slogan, c'est une obligation de résultats que nous devons à chaque habitant.
Des réponses concrètes et l'exigence du progrès
Face aux attentes exprimées dans nos établissements, le Gouvernement a engagé le dialogue et annoncé plusieurs mesures fortes :
- Le maintien des postes dans le second degré et la création de 500 postes d’enseignants ;
- L'objectif de 28 élèves maximum par classe de seconde ;
- La suppression de Parcoursup à l’horizon 2028 et l'ouverture de 15 000 places supplémentaires dans le supérieur ;
- L’indexation des bourses sur l’inflation et le renforcement des repas à 1 € ;
- La création de 500 postes de personnels médico-sociaux scolaires ;
- Un plan de 4 milliards d’euros de prêts bonifiés pour accélérer la rénovation énergétique des lycées.
C'est en faisant travailler ensemble l'État et nos collectivités territoriales — dans la sérénité et le respect des règles démocratiques — que nous donnerons à nos jeunes les moyens de bâtir leur avenir.
Cette jeunesse, j’y suis sensible et attentive. Depuis le début de mon engagement parlementaire en 2017, j’agis régulièrement en sa faveur et de manière variée, notamment par : l'instauration du pass culture, le suivi de l’expérimentation SNU, la découverte des métiers agricoles et la défense de l'installation des jeunes agriculteurs, ou encore la garantie pour nos enfants de l'accès à la cantine, la valorisation de l’apprentissage, mais aussi l’adoption de lois pour mieux protégé les enfants et les victimes, la lutte contre les violences sexistes (opération menée à Pontivy avec 650 élèves de terminales de 6 lycées sur le consentement avec la visite d'Aurore Berger alors ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations), et enfin, l’accueil en stage de jeunes de la classe de 3e jusqu’au Master, et la visite de l’Assemblée nationale pour de nombreux Conseils Municipaux des Jeunes.
La construction de l'avenir de nos jeunes nous engage tous, dans nos responsabilités respectives.
Nicole LE PEIH
Votre députée
--> Lire la suite

