Une Assemblée sans majorité, mais une Assemblée qui agit - Bilan de la session parlementaire 2025-2026

Il y a deux ans, beaucoup annonçaient le blocage de nos institutions et la disparition de notre famille politique. Nous avons fait un autre choix : refuser le fatalisme et continuer à agir.

 

La session parlementaire qui vient de s’achever en est une nouvelle illustration. Dans une Assemblée nationale sans majorité absolue, aucune force politique ne peut imposer seule son agenda. Cette situation rend certaines réformes plus difficiles, impose de rechercher des compromis et peut parfois conduire à des blocages.

 

Mais absence de majorité ne signifie ni absence de travail, ni absence de résultats.

 

En 2025-2026, l’Assemblée nationale a siégé pendant 147 jours et plus de 1 181 heures. Elle a continué à légiférer, mais aussi à contrôler l’action du Gouvernement et à évaluer les politiques publiques.

 

Des résultats concrets malgré la fragmentation

 

Cette session a permis de faire avancer des sujets importants pour les Français : l’aide à mourir, la protection des mineurs face aux réseaux sociaux, la programmation militaire, la justice et la protection des victimes, la prévention en matière de santé ou encore le soutien à notre agriculture.

 

Nous avons également continué à agir pour la protection de notre jeunesse, la transition écologique, l’égalité entre les femmes et les hommes et la défense de nos territoires.

 

Ces résultats montrent qu’il est possible d’avancer dans une Assemblée fragmentée.

 

Sur plusieurs textes, nous avons su construire des compromis et réunir des majorités avec les partis de gouvernement, au-delà de notre seul groupe. Ces accords montrent que, malgré nos différences, le dialogue et la recherche de convergences permettent de faire avancer le pays.

 

Cette méthode a toutefois ses limites : tous les compromis ne sont pas possibles avec toutes les forces politiques. Avec les extrêmes, qui font de la contestation leur mode d’action privilégié plutôt que la recherche de compromis, il est souvent impossible de construire quoi que ce soit.

 

C’est la méthode que nous avons choisie

 

Au sein du groupe Ensemble pour la République, nous avons refusé de nous résigner à cette nouvelle donne politique.

 

Nous avons voulu rester « le groupe de l’action » : celui qui prend des initiatives, propose, défend ses convictions et cherche les voies permettant de les traduire en actes.

Cela signifie défendre nos priorités : protéger nos concitoyens et notre jeunesse, soutenir nos agriculteurs, poursuivre la transition écologique, renforcer notre sécurité, défendre l’attractivité économique de notre pays et continuer à faire progresser les droits et les libertés.

 

Cela signifie aussi assumer pleinement la réalité du Parlement tel qu’il est aujourd’hui. Nous ne pouvons pas tout faire. Certaines réformes ne trouvent pas de majorité. Certaines propositions restent au stade du débat.

 

Mais devons-nous pour autant renoncer à agir ? Non.

 

C’est cela, être député : ne pas attendre que les conditions politiques soient parfaites pour travailler.

 

La session qui s’achève démontre donc une chose simple : notre Parlement n’est pas à l’arrêt. Il travaille, débat, contrôle et légifère.

 

Dans une Assemblée sans majorité absolue, faire avancer le pays suppose de savoir défendre ses convictions, rechercher les compromis et construire des accords avec les partis de gouvernement lorsque cela est possible. C’est exactement ce que font nos voisins européens.


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