À l'Assemblée

Les EGAlim représentent à mes yeux une mobilisation exemplaire et unanime de tous les acteurs de l’alimentation depuis 3 mois : agriculteurs – transformateurs – distributeurs – consommateurs. Tous les  sujets ont été mis sur la table sans tabou et sans langue de bois. C’est je crois le meilleur moyen d’avancer et d’éviter les débats stériles ou chacun s’arc-boute sur ses positions et ses acquis.

Je partage les trois défis identifiés par le président Emmanuel MACRON le 12 octobre lors de son discours à mi-parcours de ces états généraux : les prix pour tous les acteurs de la chaine, la souveraineté alimentaire de la France liée à l’équilibre de nos territoires, et la santé par une alimentation saine, sûre et durable et sûre.

Au moment de la parution du rapport final de ces états généraux, je voudrais vous livrer les trois enseignements que j’en tire.

Le premier est la place première donnée aux filières de production, avec la volonté affichée de les transformer pour aller vers des filières plus regroupées, capables de peser dans les négociations avec les distributeurs en affichant ses prix en lien avec ses couts de production. Voilà une première rupture fondamentale d’ordre économique. La seconde concerne le projet d’avenir de chaque filière afin de déterminer des produits et des méthodes de production revisitées avec à la clef un plan d’investissement.

Le second enseignement de ces EGA, à mon sens, c’est l’importance réaffirmée à l’excellence alimentaire de nos produits à tous les niveaux, que ce soit par des signes de qualité à la  production ou à la vente. Cela passe par une approche sanitaire irréprochable. Nous le savons. La Bretagne a fait depuis 30 ans un effort de rigueur exemplaire sur cette voie. Les EGA ont rappelé à juste titre cette exigence. L’excellence alimentaire c’est aussi une amélioration environnementale avec une réduction d’intrants chimiques et un chemin renforcé vers l’agro écologie. Je dois dire que les EGA ont envoyé un message de reconnaissance aux agriculteurs pour tous les efforts entrepris. C’est à souligner.

Le troisième enseignement, c’est la mise en œuvre partagée par l’Etat et les acteurs des actions décidés par les EGA. L’Etat s’engage à inscrire dans la loi, avant la fin du second trimestre 2018, les nouveaux dispositifs de répartition des prix dans la chaine alimentaire. C’est un enjeu majeur pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée à la production. De son côté, les acteurs de chaque filière doivent élaborer un plan d’avenir à 5 ans voire plus sur ce qu’ il est pertinent de produire pour le marché intérieur et pour l’exportation et aussi comment le produire. Saisissons cette chance sachant que ces plans seront appuyés par un plan d’investissement et de recherche.

En conclusion, je dirai que ces EGA représentent un espoir d’une agriculture avec des revenus plus stables et pleinement reconnue par l’ensemble des consommateurs et citoyens français.

 


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