Mission flash sur "la gestion et la prévention des crises sanitaires dans les élevages", notamment la DNC
Durant le mois de janvier, je poursuis (avec deux co-rapporteures) la mission flash de la Commission des affaires économiques consacrée à la prévention et la gestion des crises sanitaires dans les élevages.
L’objectif est très concret : tirer des enseignements opérationnels à partir de la crise de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et, plus largement, améliorer notre capacité collective à anticiper, décider vite, et accompagner quand une épizootie frappe.
Le fil rouge de nos travaux, ce sont des questions simples mais décisives :
- que dit l’état des connaissances scientifiques ?
- comment se construit un protocole sanitaire et avec quelles marges d’appréciation sur le terrain ?
- comment arbitrer entre abattage, vaccination, et continuité d’activité ?
- comment mieux prévenir, mieux détecter, mieux produire et sécuriser les solutions vaccinales ?
- et surtout, comment améliorer l’acceptation et la mise en œuvre des mesures auprès des éleveurs et des vétérinaires de terrain ?
Un point important à rappeler : la DNC est une maladie des bovins, non transmissible à l’être humain (ni par contact, ni via la consommation).
La mission ne se limite pas aux auditions à Paris : nous voulons confronter les procédures à la réalité. C’est le sens du déplacement dans le Doubs, construit comme une journée “terrain” : départ tôt, visites de deux exploitations, dont l’une ayant connu une situation très lourde (avec abattage partiel et repeuplement), puis un déjeuner de travail et des échanges approfondis avec les acteurs qui, localement, coordonnent la prévention, la surveillance, l’appui technique, et l’accompagnement des élevages. Enfin, nous avons terminé par un temps de travail avec les services de l’État mobilisés sur la santé animale et l’organisation de crise, avant un retour en fin de journée.
Ce déplacement est essentiel : il permet de documenter, très concrètement, ce qui fonctionne (et pourquoi), ce qui bloque (et à quel endroit), et ce qu’il faut ajuster pour que, lors de la prochaine crise, la réponse sanitaire soit à la fois efficace, proportionnée et soutenable pour celles et ceux qui vivent de l’élevage