Cette réforme répond à une attente de longue date. Dès 2018, la FNSEA interpellait sur l’urgence d’une réponse à apporter aux agriculteurs sur leurs retraites. Pour cause : les retraités agricoles font aujourd’hui partie de ceux qui ont les pensions les plus faibles. Aujourd’hui, les deux tiers des agriculteurs qui partent en retraite ont une pension inférieure à 1 000 euros par mois.

Les régimes agricoles sont aujourd’hui financés à 85 % par la solidarité car l’évolution démographique de la profession a considérablement diminué les recettes des caisses de retraites. Le nombre d’exploitants agricoles baisse chaque année : pour deux ou trois départs à la retraite, seul un nouvel exploitant s’installe. Cette conjecture engendre un déficit technique du régime dont s’inquiète la MSA.

Le système universel de retraite portent des avancées très substantielles pour les retraites agricoles :

  • Grâce à l’intégration des agriculteurs au système universel, une pension à 1000 euros sera versée à tout le monde à partir de 2022. Cette réforme concrétise ainsi une avancée sociale sans précédent.
  • 100% des retraités agricoles vont bénéficier du système universel dès 2022 à hauteur de 1000 euros par mois : c’est une avancée sociale majeure. Cette mesure a pour objectif de mettre rapidement fin à une injustice sociale qui frappe de plein fouet le monde agricole et qui est injustifiable.
  • Grâce à la mise en œuvre d’un système par points et d’un minimum de pension à 85 % du Smic net commun à tous les Français, nous apportons une réponse concrète à une revendication de longue date de la FNSEA.
  • Le système universel prévoit la convergence des assiettes et des taux de cotisation. Associée à une réforme de l’assiette sociale et une harmonisation de l’assiette minimale pour tous les indépendants, cette convergence se traduirait par une réduction de leurs cotisations pour près de 40 % des exploitants agricoles les plus modestes.
  • La mise en place du système universel est un gage de sécurisation à long terme de la retraite des agriculteurs, aujourd’hui financée à 85 % par la solidarité.